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15 mars 2011

Pensée inutile

La grosseur d’un chien devrait pouvoir être calculé en comptabilisant le nombre de pas qu’il fait pendant un simple pas de son maître.

Plus il est petit, plus il patine…


(J'vous l'avais dit que c'était inutile!)

10 mars 2011

Le rêve

Nous étions tous dans le motorisé de mes parents.

Il y avait moi, mes sœurs, ma mère, mon père, ainsi que la sœur et deux des frères de ma mère. Aussi quelques cousins/cousines, et conjoints de mes tantes et oncles. Bref, on était une gang dans le motorisé, qui roulait doucement avec un beau paysage qui défilait au travers des fenêtres. Mon père était au volant. C'était lui qui menait la barque, confiant, comme toujours. Il savait où aller, par où passer. Il y avait bizarrement amplement de place pour tout le monde. Ça jasait, ça avait du plaisir. On arrivait bientôt, qu’on disait tous. On avait hâte. On y était!


Je n’avais pas de chum, ni d’enfant.


J’étais en train de renouer avec mon premier chum, on dirait. Il était là, avec moi, et se collait un peu, discrètement. Pis j’étais dont heureuse. Il me prenait la main et la serrait fort fort. Il était dont beau à regarder. Et ses yeux me parlaient. Ça me faisait du bien. J’étais bien.


Mon oncle malade (qui a le sida neurologique) était redevenu tout à fait normal, physiquement et mentalement. C’est plutôt ma tante qui semblait « revenir de loin », comme on dit. Il y avait ma mère, exaspérée, entre les deux qui tentait de les empêcher de se « poker », tout en jasant avec mon autre tante, sa belle-soeur. Toujours en train d'éteindre 4 feux à la fois, ma belle maman. Mon oncle semblait prendre plaisir à faire mal à ma tante, qui elle, était sur le bord des larmes. J’étais assise sur le « fauteuil » d’en face et je les regardais avec un pincement au cœur de voir ma tante dans cet état. J'en voulais à mon oncle d'agir comme ça.


Souvent, mon père se tournait vers nous tous (tsé, dans un motorisé, le siège du conducteur se tourne vers l’arrière), et il parlait avec entrain, il souriait, il nous regardait et il disait : On arrive bientôt là! Ça sera pu ben ben long! Il rayonnait. Il était heureux comme jamais.


Puis, je me suis réveillée…


Quel rêve étrange et logique à la fois…

8 mars 2011

Ultimatum

J’ai décidé que le mois de mars serait le mois où tout se replacerait dans ma vie.


Mon père commence ses traitements jeudi cette semaine, et ça va aller super bien. Il n’aura pas (trop) d’effet secondaire. Il pourra recommencer à manger normalement, sans avoir mal nulle part. Sans avoir peur d’avoir mal. Il n’aura plus tout ce mauvais en dedans et la vie va lui sourire. Surtout, lui, il va sourire. Et cet été, il va être en pleine forme. Il va faire plein d’escapades avec ma mère dans leur motorisé acheté l’an passé, ils vont profiter de la vie et effacer tous ces soucis.


Mon chum va se trouver un emploi où il sera heureux. Ce qui voudra aussi dire que les sous vont recommencer à rentrer, à la joie des mes comptes à payer.


Ma maison va trouver son acheteur. Et on va démarrer (enfin) le projet construction. Celui qui attend sagement depuis près d’un an. Puis, sinon, ben on va pas se laisser abattre et on va aller de l’avant avec une des deux options qui s’offrent à nous : Louer la maison pour acheter l’autre ou rénover la présente au mieux qu’on peut pour la mettre à notre image. À notre goût. Plancher, peinture, armoires : Vous devriez pissez dans vos shorts présentement, car j’arrache toute. Le Taureau en moi va foncer dans l'tas.


Mars, j’espère que tu es prêt, parce qu’il ne te reste que 23 jours pour y arriver.
Sinon, l’an prochain, on te raye du calendrier. Simple de même.


Ceci est ton ultimatum.